Je ne voulais plus de compte en banque vide.
Qui te parle ?
Moi, c'est Gabriel. Il y a quelques années, j'étais à ta place.
Salarié de bureau dans un grand groupe bancaire. De ceux qui se fondent dans la masse et deviennent un simple numéro. J'aurais pu me dire « heureux ». Pourtant, je ressentais frustration, fatigue constante et manque de reconnaissance.
Je travaillais comme un acharné, comme si c'était moi le patron. Bon soldat : projets à rédiger, présentations par-ci, formations par-là. Je faisais tout ce qu'on me disait de faire.
Mon corps m'a envoyé des signaux d'alerte. Je les ai ignorés. Puis le burn-out est venu m'achever.
La vérité, c'est qu'on peut perdre pied du jour au lendemain.


